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Pourtant membres de la majorité présidentielle, les députés MoDem s’opposent à la fusion des entités de l’audiovisuel public

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Pourtant membres de la majorité présidentielle, les députés MoDem s'opposent à la fusion des entités de l'audiovisuel public

C’est une déclaration dont la majorité se serait volontiers passée ce mardi 14 mai 2024.Lors d’une conférence de presse avant les questions au Gouvernement, les députés MoDem, pourtant membres de la majorité présidentielle à l’Assemblée nationale, ont exprimé leur opposition à la proposition de fusion entre France Télévisions, Radio France, France Médias Monde et l’INA présentée par le Gouvernement.

Erwan Balanant, porte-parole du groupe, a souligné le scepticisme du MoDem face à cet amendement gouvernemental. Il a déclaré devant que le groupe démocrate « ne voit pas d’un très bon œil l’amendement de fusion » du gouvernement. Cette initiative, transmise par amendement à un texte déjà adopté au Sénat, sera examinée en commission à l’Assemblée nationale ce mardi. Erwan Balanant a cependant approuvé une version antérieure du texte, affirmant qu’elle semblait « aller dans le bon sens » préservant les spécificités de chaque entité avec un pilotage général. Mais le député ne voit aucun intérêt à fusionner les quatre entités publiques. Il a appelé de ses voeux un dialogue plus approfondi avec le Gouvernement et le reste de la majorité présidentielle.

Mais les députés du MoDem sont aussi préoccupés par une autre question que la fusion : celle du statut de France Médias Monde dans ce projet. Les députés démocrates insistent sur le maintien de son indépendance pour représenter la voix de la France à l’international.

La commission des Affaires culturelles de l’Assemblée nationale prévoit l’examen de quelque 260 amendements jusqu’à mercredi. Le texte devrait ensuite être soumis en première lecture à l’hémicycle du palais Bourbon les 23 et 24 mai, sous réserve de tout embouteillage législatif. Cependant, les syndicats de Radio France ont déjà annoncé des appels à la grève pour ces deux journées, témoignant ainsi des tensions entourant cette proposition de fusion des médias publics en France.

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