Les derniers jours du Président…
En ce lendemain d’élection Présidentielle, Nicolas Sarkozy a confirmé aux membres de l’ancienne majorité (dont François Fillon, Jean-François Copé ainsi que certains ministres) qu’il quittait la vie politique. Nicolas Sarkozy, en fonction jusqu’au 15 mai, jour de la passation de pouvoir, déclare :
« Une page se tourne pour moi. Je ne serai pas candidat aux législatives, ni aux élections à venir. (…) Soyez rassurés, je renouvellerai ma carte – celle du parti (ndlr) – et je payerai ma cotisation. Mais je quitte l’opérationnel. (…) Bien sûr, cela aurait été mieux de gagner, mais voyez comment ont perdu tous les sortants. Notre échec n’a pas été une humiliation, ce que prédisaient pourtant toute la presse et les sondeurs, dimanche compris… (…) J’aime trop la vie pour être amer. (…) Ne vous divisez pas: des petits chefs, des petites équipes, ça tire tout le monde vers le bas. (…) Si j’avais pu, je serais parti dès demain, mais il y a des traditions à respecter. Je les respecterai et la passation des pouvoirs aura lieu avec François Hollande, comme elle a eu lieu entre Jacques Chirac et moi. (…) J’espère vivre un peu normalement. J’ai perdu les élections mais les journalistes continuent de m’empêcher de faire une pause. Impossible de déjeuner au restaurant en famille. Je suis épié… J’espère qu’on me laissera un peu tranquille. »
Les premiers jours de François Hollande…
De son côté, François Hollande crée déjà la polémique, 24 heures après son élection, alors que celui ci n’est pas encore investi Président. Le Huffington Post, (pourtant dirigé par Anne Sinclair, femme de Dominique Strauss Kahn) révèle que le fait que François Hollande ait pris un jet privé hier soir pour relier Tulle à Paris n’a pas plu à tout le monde. Sur les réseaux sociaux, beaucoup d’internautes se sont mis à faire le rapprochement avec le fameux dîner au Fouquet’s de Nicolas Sarkozy en mai 2007, le soir de son élection. D’autres (dont certains de ses électeurs) parlent déjà de “bling-bling”.
Ce qui a choqué, c’est le coût – élevé – du transport dans un jet privé à 20 000 euros pour 45 minutes de trajet. Beaucoup ont été déçu de cette attitude alors que François Hollande avait promis durant toute la campagne et ce jusqu’à vendredi dernier au micro de RTL, de prendre le train plutôt que l’avion s’il devenait Président, par souci de proximité, et en même temps d’économie. A peine élu, il a rompu sa promesse. », relève le Huffington Post. Le PS justifie l’usage de ce jet privé en insistant sur le fait que François Hollande n’aurait pas pu arriver à Paris avant 3h30 du matin à la Bastille s’il était rentré en voiture… certains Français répondent alors : « Il n’avait qu’à attendre les résultats à Paris. Ségolène Royale n’était pas en Charentes Maritimes en 2007″… Ces remarques viennent autant d’électeurs socialistes que d’électeurs de droite.

